Quelques questions à Florence, en mécénat de compétence à la délégation
Florence a rejoint la délégation d’Ille-et-Vilaine début février, dans le cadre d’un mécénat de compétences : pendant un an, elle met son expérience professionnelle au service du Secours Catholique.
Bonjour Florence, est-ce que vous pouvez vous présenter s’il vous plaît ?
Bonjour je m’appelle Florence, j’ai 62 ans, j’ai deux garçons, un de 26 ans et un de 22 ans. Je travaille chez Arkea Crédit Mutuel, et je suis en mécénat de compétences pendant un an.
Quel est votre parcours avant d’arriver au Secours Catholique ?
J’ai travaillé 40 ans. Globalement, j'ai travaillé 9 ans dans les assurances et les mutuelles. Puis, j’ai fait un petit parcours sur le chantier de Saint-Nazaire pour la Spitrandelle. Et après, j’ai intégré en 1996 le Crédit Mutuel. J’ai passé 25 ans au commerce, c’est-à-dire que j’étais dans des caisses locales et j’étais chargée de clientèle de particuliers.
Où je vends du crédit, des cartes bancaires, de l’assurance, des dispositifs d’épargne. Puis, il y a cinq ans, j’en avais un peu marre des clients, et donc je suis partie sur un service administratif. Je faisais du crédit-buy, c'est-à-dire du leasing, et finançais du véhicule utilitaire jusqu’à l’hélicoptère en passant par le tracteur, les avions et les yachts.
Je suis arrivée début février 2026 au Secours Catholique d'Ille-et-Vilaine, pour un mécénat de compétence. C’est-à-dire que je suis toujours salariée de chez Arkea, mais ils me mettent à disposition pour travailler au secours catholique pendant un an.
Pourquoi avez-vous choisi le secours catholique ?
Tout à fait par hasard, parce que je suis plus laïque que catholique, en réalité. Mais c’est une rencontre fortuite avec Véronique, la délégué.
Il se trouve qu’on a été invitées par les mêmes amies le même soir, à dîner. On s’est rencontrées et elle m’a proposé de discuter avec elle du mécénat de compétences, parce qu’elle savait que le Crédit Mutuel était d’accord avec ça. Et donc, je suis venue la voir ici. Et, on a essayé d’identifier les missions qui allaient être les miennes et de voir si ça pouvait me convenir. On s’est mis d’accord et on a signé le contrat.
Quelles sont vos missions ici ?
J'ai deux missions principales, en plus d'être aussi à l’accueil des migrants, tous les mercredis à la délégation. L'une de mes missions est de promouvoir la gouvernance partagée auprès des équipes, en lien évidemment avec les animateurs et les animatrices.
C’est-à-dire proposer quatre schémas alternatifs à celui d'aujourd'hui, avec un responsable d'équipe, une trésorière ou un trésorier, et le reste de l’équipe. Parce qu’on rencontre des difficultés à recruter des responsables d’équipe, on va essayer de partager les responsabilités avec les bénévoles qui veulent bien prendre cette tâche-là, d'autres qui veulent bien prendre celle-là. Et donc, plutôt que d’avoir un seul responsable, partager des responsabilités.
Mon autre mission, c’est pour tout ce qui a trait à l'activité "Accueil, écoute et accompagnement", avec tout ce qui est dispositif d’aide financière, des dispositifs d’accès au droit. Je ne maîtrise pas encore le sujet. Donc pour l’instant, je suis en train de découvrir et de faire une proposition, je suppose, par l’établissement d’un carnet à mettre après à disposition des équipes.
Est-ce que vous vous sentez bien ici ? Comment est l’ambiance de travail et celle avec les collègues ?
J'ai été bien accueilli. Avant à Arkéa, je travaillais en Open Space, on était 300 dans l’immeuble. Ici, ça change. C’est un peu déstabilisant quand on arrive ici, car c’est une petite équipe. Mais heureusement, on m’a réservé un très bon accueil. Et aussi, j’ai eu la chance d’avoir été embauchée en même temps que Catherine, animatrice remplaçante de Margot, pendant son congés maternité. Ce qui fait qu’on est toutes les deux en apprentissage.
J’ai tout à apprendre. Parce que ce n’est pas du tout mon métier. Je n’y connais rien, mais je suis ravi d’être là pour ma dernière année avant la retraite. L'action des associations caritatives à du sens pour moi, parce que je trouve qu’il ne faut pas laisser les gens sur le bord du chemin, parce que chacun a son histoire. Moi, j’estime que j’ai été gâtée par la vie, mais je vois aussi les difficultés que les gens peuvent rencontrer. Donc je suis contente de pouvoir amener ma pierre à l’édifice.